Jugement positif des managers territoriaux sur le télétravail

Philippe Pottiée-Sperry
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Etude AATF sur le télétravail

75% des collectivités estiment que faciliter le télétravail doit faire partie de leurs orientations stratégiques selon une étude de l’AATF. De plus, 75% des administrateurs territoriaux pensent qu'il favorise le bien-être au travail.

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Selon une étude de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF), menée auprès de ses membres, la crise sanitaire a provoqué un changement profond de la perception du télétravail. Jusqu’alors mis en place de façon marginale, et malgré une généralisation contrainte durant la crise s’étant heurtée à pas mal d’impréparation, il s’est durablement installé. Ainsi, plus de 92% des collectivités des personnes interrogées ont engagé des négociations avec les syndicats sur le sujet et 75% pensent que faciliter le télétravail doit faire partie des orientations stratégiques. L’AATF évoque « un processus globalement positif » : 75% des répondants pensent qu’il favorise le bien-être au travail et 96% le jugent bénéfique pour l’environnement. L’association souligne néanmoins « des zones de risques » : perte de fluidité dans les collectifs de travail, moins d’échanges informels, risque de confrontation entre agents aux missions télétravaillables et non télétravaillables... Il existe ainsi une mise en retrait de certains agents ayant mal vécu la conciliation des vies professionnelle et personnelle. Face à cela, les managers ne veulent pas créer d'iniquité entre agents mais avec le casse-tête de seulement 43% des missions jugées télétravaillables, surtout dans les communes et les intercos compte tenu de l’importance de leurs missions en contact direct avec la population

Management par la confiance

Par ailleurs, l’AATF estime que « la généralisation du télétravail doit aller de pair avec l’accentuation du management par la confiance, sans quoi de nouveaux risques psychosociaux peuvent apparaître ». Dans ce contexte, le rôle d’animation des managers s’est renforcé notamment pour préserver le lien individuel et collectif au travail. Cette démarche implique « d’engager des postures de leadership, tout en acceptant d’innover dans les modalités de mise en œuvre de la continuité du service ». Elle doit aussi permettre de requestionner les organisations et les processus existants. Selon l’AATF, ces processus peuvent permettre « de véritables stratégies de qualité de vie au travail, dans un contexte où la prise en compte des conditions du nomadisme tend à devenir un élément déterminant de la marque employeur ». 

Philippe Pottiée-Sperry
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