À Lyon, le sport se joue aussi sur le terrain de l’inclusion
Avec un quatrième laurier au label « Ville Active et Sportive », Lyon atteint le plus haut niveau de distinction. Derrière cette reconnaissance, la municipalité défend une politique qui associe rénovation des équipements, égalité femmes-hommes et accès à l’activité physique pour tous les publics.
Construire des équipements ne suffit pas à mettre une ville en mouvement. Encore faut-il permettre à chacun d’y trouver sa place. C’est cette approche que Lyon entend faire reconnaître avec l’obtention, en 2026, du quatrième et dernier laurier du label « Ville Active et Sportive ». Parmi les 169 communes distinguées cette année par le Conseil national des villes actives et sportives, vingt ont atteint ce niveau maximal.
Deux ans après avoir décroché trois lauriers dès sa première candidature, la capitale des Gaules franchit ainsi une nouvelle étape. Sa politique sportive repose sur trois priorités : l’égalité femmes-hommes, l’inclusion de tous les publics et l’écoresponsabilité.
Des aides municipales liées à la prévention des violences
L’effort porte d’abord sur les lieux de pratique. Sur la période 2021-2026, la Ville indique avoir consacré 130 millions d’euros à la construction de six équipements sportifs et à la rénovation de 110 équipements et espaces de pratique. L’accessibilité et la performance environnementale figurent parmi les objectifs de ces interventions. Mais la municipalité agit également sur les conditions d’accueil au sein des clubs. Pour bénéficier d’aides municipales ou de créneaux dans les équipements sportifs, ceux-ci doivent suivre une formation de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles. Au total, 550 structures et 1 400 personnes ont été sensibilisées, selon la Ville.
Cette démarche prolonge un engagement en faveur du sport féminin, récompensé dès 2024 par le premier prix Coup de cœur de la Fondation Alice Milliat. L’inclusion concerne aussi les personnes LGBTQIA+, avec l’accueil des 5 000 athlètes des EuroGames en 2025, et l’aménagement d’espaces ouverts à tous, à l’image de l’îlot sportif inclusif du site Dargent.
Rapprocher l’activité physique des habitants
Autre axe : faire du sport un outil de santé publique. Créée en 2022, la Maison Sport Santé municipale dispose désormais de dix antennes dans six arrondissements. Leur implantation, notamment dans les quartiers prioritaires, vise à rapprocher l’activité physique des habitants qui en ont le plus besoin. La Ville développe parallèlement des espaces sportifs en libre accès et modernise ses installations pour réduire leur consommation énergétique. Elle prépare également un premier projet de baignade urbaine à la Confluence pour l’été 2027.
Pour Julie Nublat-Faure, adjointe au maire chargée des sports, l’ambition est de « faire du sport un moteur de santé, d’égalité et d’inclusion ». Au-delà du label, le défi consiste désormais à inscrire ces objectifs dans les usages quotidiens, avec les clubs, les associations et les services municipaux.