Salon des Maires 2026 : un rendez-vous stratégique pour les nouveaux élus
Les 24, 25 et 26 novembre 2026, le Salon des Maires et des Collectivités Locales (SMCL) retrouvera Paris Expo Porte de Versailles, aux côtés du Salon des Sports et Parasports et du Salon de la Biodiversité et du Génie écologique. Dans un contexte de renouvellement municipal massif, cette édition placée sous le thème de « L’audace est locale » entend accompagner les élus face aux nouveaux arbitrages budgétaires, aux attentes croissantes des habitants et à l’accélération des transitions.
À quelques mois de son ouverture, le Salon des Maires et des Collectivités Locales affiche déjà son ambition : se positionner comme le grand rendez-vous du début de mandat. L’édition 2026 s’annonce en effet dans un contexte politique particulier, marqué par un fort renouvellement des équipes municipales et par l’émergence de nouvelles priorités locales.
« Il y aura environ 48 % de nouveaux maires élus, c’est un gros enjeu, un peu plus que d’habitude », souligne Éric Verlhac, directeur général de l’Association des maires de France. Pour ces nouveaux exécutifs, les premiers mois du mandat seront déterminants : il leur faudra hiérarchiser l’action publique, arbitrer les dépenses, identifier les partenaires utiles et engager rapidement des projets concrets.
“ L’audace est locale ”, fil rouge du mandat qui s’ouvre
Choisie pour cette édition 2026, le thème « L’audace est locale » entend refléter l’état d’esprit des nouvelles équipes. Pour Éric Verlhac, cette thématique correspond d’abord à une évolution sociologique des élus eux-mêmes : « On est aujourd’hui sur des générations beaucoup plus directes, beaucoup plus exigeantes, qui ont la culture du résultat. »
Mais cette audace est aussi, selon lui, devenue une nécessité. « Les élus ressentent le désengagement de l’État dans les territoires », observe-t-il, estimant que de nombreuses collectivités se retrouvent plus seules pour répondre à des enjeux aussi décisifs que l’accès aux soins, la gestion des risques, l’adaptation climatique ou encore la sécurité. « Il faut savoir faire preuve d’audace pour installer une maison de santé alors qu’on n’a pas de médecin, pour se prémunir des risques d’incendie ou d’inondation », insiste-t-il.
Des collectivités en quête de solutions concrètes
Dans ce contexte, le salon veut plus que jamais se présenter comme un espace de solutions. Car les attentes des élus, elles, se précisent très vite. « La recherche des élus, c’est des solutions complètes, des choses extrêmement pratiques, facilement compréhensibles, faciles à proposer au public, mais surtout des solutions qui vont droit au but », résume Éric Verlhac.
Le début de mandat constitue à cet égard une phase clé. C’est le moment où les collectivités définissent leurs priorités, évaluent leurs capacités financières, identifient leurs partenaires et recherchent l’ingénierie nécessaire à la concrétisation de leurs projets. « Dans les dix-huit mois qui viennent, les collectivités vont faire leurs choix pour s’engager avec des partenaires qui vont les accompagner sur le développement de projets qui, eux, produiront leurs effets dans deux ou trois ans », rappelle le directeur général de l’AMF.
Une édition pensée pour répondre aux grands défis territoriaux
Transition écologique, adaptation climatique, innovation territoriale, inclusion, attractivité, performance des services publics : le programme 2026 a été largement repensé pour coller aux enjeux du prochain mandat.
Stéphanie Gay-Torrente, directrice du Salon des Maires et des Collectivités Locales, insiste sur cette volonté d’accompagnement opérationnel : « Le rôle du salon va être de favoriser la coopération entre les acteurs qui œuvrent pour la collectivité sur le territoire. » Elle revendique un positionnement résolument pragmatique : « On n’est pas dans la prospective, on n’est pas dans la théorie, on est plutôt dans la preuve, l’exemple et le partage d’expérience. »
L’exposition, qui se tiendra dans le hall 7 de Paris Expo Porte de Versailles, s’articulera autour de grands pôles thématiques : développement, attractivité et cohésion territoriale ; construction, aménagement et énergie ; sécurité et gestion des risques ; numérique ; mobilité ; sport ; biodiversité ; santé ; inclusion ; ou encore qualité de vie et longévité.
Trois salons, une même logique de réponse aux besoins du terrain
Comme lors des précédentes éditions, le SMCL sera complété par deux salons associés. Le Salon des Sports & Parasports mettra l’accent sur une pratique sportive « inclusive, accessible et durable », tandis que le Salon de la Biodiversité et du Génie écologique réunira les acteurs qui font de la nature un levier d’adaptation des territoires.
Pour Stéphanie Gay-Torrente, ces espaces traduisent la transformation des attentes locales : « Il faut des solutions que l’on peut mettre en œuvre assez rapidement au sein de sa collectivité pour répondre aux enjeux de biodiversité, de transition écologique ou d’inclusion. »
Le salon des Sports et Parasports poursuivra quant à lui son développement autour des équipements, des pratiques, de la santé et de l’innovation. Le salon de la Biodiversité, créé il y a trois ans, conservera son positionnement très concret, centré sur la restauration, la préservation et la valorisation du vivant dans les politiques locales.
Des visiteurs toujours plus nombreux et plus exigeants
Le Salon des Maires s’adresse bien sûr aux maires et adjoints, mais aussi aux directions générales de services, cadres territoriaux, intercommunalités, départements, régions, associations d’élus et acteurs institutionnels. En 2025, l’événement a enregistré une progression notable, avec +15 % de maires et +19 % de cadres territoriaux.
Une dynamique qui traduit, selon Stéphanie Gay-Torrente, une montée en puissance des attentes : « Les équipes viennent de plus en plus avec des projets précis, elles sont très exigeantes sur la qualité des solutions et sur leur caractère concret et pragmatique. »
Un moment charnière pour les entreprises partenaires
Pour les exposants aussi, cette édition 2026 revêt un caractère stratégique. Dans un contexte budgétaire contraint, les collectivités n’attendent pas seulement des produits ou des services, mais une capacité d’accompagnement, de conseil et de compréhension fine des réalités locales.
« Les collectivités ont besoin d’aide, dans un contexte d’accompagnement maîtrisé, sérieux, comprenant leurs problématiques », résume Éric Verlhac. Car au-delà de la diversité des sujets, un enjeu s’impose plus fortement encore : celui de l’ingénierie. « Beaucoup de territoires ont un déficit d’ingénierie locale et ont besoin d’appui », souligne-t-il, notamment pour évaluer les projets, anticiper leur coût, leur calendrier et leurs modalités de financement.
Des priorités déjà bien identifiées
Si la sécurité s’annonce comme l’un des grands thèmes du mandat, elle n’est pas la seule. Accès aux soins, gestion de l’eau, risques naturels, cybersécurité, logement, revitalisation commerciale, mobilités ou encore transition écologique figurent parmi les préoccupations déjà remontées par les élus.
« La vie d’une collectivité est pluridimensionnelle », rappelle Éric Verlhac. « Il n’y a plus aujourd’hui de projets structurants qui ne prennent pas en compte plusieurs impacts à la fois : climat, foncier, santé, cohésion, sécurité. » Autrement dit, les collectivités chercheront moins des réponses sectorielles que des approches globales, capables d’articuler plusieurs objectifs simultanément.
À l’image de son thème 2026, le Salon des Maires entend donc se placer sous le signe de l’action, de la coopération et de l’efficacité. Avec une conviction : dans un début de mandat où tout se joue très vite, les élus locaux auront plus que jamais besoin de partenaires capables d’apporter des réponses lisibles, robustes et immédiatement mobilisables.