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[Zepros x MNT] Fortes chaleurs : les collectivités doivent sortir de l’urgence

, mis à jour le 28/09/2026 à 12h58
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Les vagues de chaleur exposent désormais tous les métiers territoriaux et menacent la continuité des service publics. Lolita Doizy, responsable de projet santé et qualité de vie au travail au Groupe VYV, appelle les employeurs à anticiper ce risque durable.

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[Zepros x MNT] Fortes chaleurs : les collectivités doivent sortir de l’urgence

De mai à septembre, les vagues de chaleur se succèdent et bousculent l’organisation des collectivités. Voirie, espaces verts, collecte des déchets, écoles, crèches ou bâtiments administratifs : aucun service n’est totalement épargné. Pour Lolita Doizy, les fortes températures ne constituent plus un phénomène ponctuel, mais « un risque structurel et durable ».
 

Les employeurs territoriaux sont confrontés à une double obligation : protéger la santé des agents et maintenir les services publics au moment où la population en a souvent le plus besoin. Depuis le décret du 27 mai 2025, ils doivent évaluer les risques liés aux épisodes de chaleur intense, en intérieur comme en extérieur, et définir des mesures de prévention. Celles-ci s’appliquent dès le déclenchement de la vigilance jaune par Météo-France, et pas uniquement lors d’une canicule orange ou rouge.

Tous les métiers peuvent être exposés

Les agents travaillant dehors ne sont pas les seuls concernés. Un salarié installé derrière une baie vitrée en plein soleil, vêtu d’un uniforme sombre et ne pouvant pas interrompre son activité peut subir une forte charge thermique, même lorsque la température extérieure ne paraît pas extrême. Cette charge résulte de plusieurs facteurs : environnement de travail, effort physique, vêtements, horaires, pauses possibles, état de santé ou vulnérabilité individuelle. Son évaluation suppose donc de dépasser la simple consultation du thermomètre pour observer les conditions réelles d’exercice de chaque métier.


Les fermetures d’écoles pendant les épisodes caniculaires ont également rappelé que les bâtiments peuvent devenir inadaptés. Températures élevées, fatigue, diminution de la vigilance et risque de malaise affectent alors simultanément les agents, les enfants et les usagers.
 

Combiner les mesures et préparer l’été dès mars

La prévention repose sur quatre familles de leviers. Les mesures techniques permettent de rafraîchir les locaux et les personnes ou de limiter l’accumulation de chaleur. Les mesures organisationnelles portent sur les horaires, les rotations, les tâches, les pauses et les lieux de travail. L’information et la formation aident les agents à reconnaître les signaux d’alerte et à adopter les comportements protecteurs. Enfin, les transformations de long terme doivent agir sur les bâtiments, les espaces publics et les émissions de carbone.


Ces solutions gagnent à être combinées et élaborées avec les agents comme avec les managers. « Il ne faut pas décréter les mesures de prévention, mais prendre le temps de les construire avec les personnes concernées », insiste Lolita Doizy.


La MNT propose aux employeurs des conférences, des ateliers fondés sur des situations professionnelles concrètes et un outil d’analyse de la charge thermique. Mais le principal levier reste l’anticipation. Les collectivités doivent préparer la saison chaude dès le mois de mars, actualiser leur document unique et organiser les adaptations avant les premières alertes. C’est la condition pour protéger équitablement les agents sans improviser, dans l’urgence, la continuité du service public.
 

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Danièle Licata, rédactrice en chef Zepros Territorial, décrypte enjeux publics et collectivités. Forte de 20 ans en presse économique, elle rend accessibles les sujets complexes avec passion et engagement.
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