Municipales 2026 : les commerçants parisiens mettent leurs propositions sur la table

, mis à jour le 04/03/2026 à 15h03
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Redonner de l’oxygène au commerce de proximité

À l’approche des élections municipales de 2026, la FACAP (Fédération des associations de commerçants et artisans de Paris) appelle les candidats à s’engager concrètement en faveur du commerce de proximité. Dans un document programmatique, l’organisation formule 48 propositions pour soutenir l’activité commerciale et préserver la vitalité des quartiers parisiens

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Le commerce de proximité s’impose comme un enjeu majeur dans le débat municipal parisien. Face aux fermetures de boutiques, à la montée de la vacance commerciale ou encore aux difficultés liées à la logistique urbaine, les commerçants souhaitent replacer leur activité au cœur des politiques locales. C’est dans ce contexte que la FACAP a publié un appel à engagements destiné aux candidats aux municipales 2026, proposant 48 mesures concrètes pour soutenir les artisans et commerçants parisiens. L’objectif est clair : obtenir des engagements précis des futurs élus pour maintenir un tissu commercial diversifié et dynamique dans les quartiers de la capitale.
Plusieurs priorités émergent : soutenir l’artisanat local, lutter contre la désertification commerciale, améliorer la sécurité des rues commerçantes ou encore simplifier les démarches administratives des professionnels.

Vacance commerciale, sécurité, loyers : des urgences identifiées

Parmi les propositions avancées, la fédération insiste sur la nécessité de combattre la vacance commerciale, qui fragilise certains quartiers. Elle propose notamment de faciliter l’installation temporaire de commerces éphémères ou d’ateliers, de créer des locaux-tests dans chaque arrondissement ou encore de mobiliser plus systématiquement le droit de préemption commerciale pour préserver les activités de proximité. 
La question de la sécurité apparaît également comme une priorité pour les commerçants. La FACAP appelle notamment à renforcer l’éclairage public, à développer la vidéoprotection et à lutter plus efficacement contre la vente à la sauvette et l’occupation illicite de l’espace public. 
Autre enjeu majeur : les loyers commerciaux. L’organisation propose de promouvoir des baux progressifs avec loyers réduits les premières années, afin de faciliter l’installation de nouveaux commerçants.

Faire des rues commerçantes des lieux de vie
Au-delà des questions économiques, la FACAP plaide pour une approche plus globale de la vitalité commerciale. L’organisation propose ainsi de développer des programmes d’animation des rues, avec marchés éphémères, fêtes de quartier ou parcours thématiques autour de la gastronomie, des livres ou de l’artisanat
Elle appelle également à renforcer l’attractivité des rues commerçantes à travers des programmes de rénovation des vitrines, de mise en valeur des façades ou encore la création de labels valorisant les commerces engagés dans des démarches écologiques.
Enfin, les commerçants souhaitent être davantage associés aux décisions locales. Le document propose par exemple la création de commissions représentatives de commerçants dans chaque arrondissement, afin de participer aux projets d’aménagement ou aux politiques de mobilité. 
À quelques mois du scrutin municipal, ce programme marque une volonté claire : faire du commerce de proximité un enjeu central du débat politique parisien.
 

Danièle Licata, rédactrice en chef Zepros Territorial, décrypte enjeux publics et collectivités. Forte de 20 ans en presse économique, elle rend accessibles les sujets complexes avec passion et engagement.
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