Nancy–Contrexéville : de nouveaux rails pour reconnecter les territoires

, mis à jour le 23/10/2026 à 13h23
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La pose des nouveaux rails marque une étape clé de la rénovation de la ligne Nancy–Contrexéville : un chantier de 150 millions d’euros pour rétablir une desserte ferroviaire de proximité entre douze gares

Sur les 75 kilomètres de la ligne Nancy–Contrexéville, la pose des rails marque une étape concrète vers le retour des trains. Portée par la Région Grand Est, cette opération de 150 millions d’euros mise aussi sur l’industrie et l’emploi locaux pour préparer la future desserte de douze gares.

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À Ceintrey, en Meurthe-et-Moselle, le retour du train commence à prendre forme. Depuis début octobre, les nouveaux rails remplacent progressivement l’ancienne infrastructure. Le 21 octobre, la Région Grand Est et ses partenaires ont marqué cette nouvelle étape d’un chantier qui mobilise actuellement 200 personnes. Après la dépose des anciennes installations, le traitement de la plateforme est désormais presque achevé. Pour les habitants, la perspective est celle d’une alternative à la voiture pour rejoindre un emploi, un établissement de formation ou des proches. À sa réouverture, la ligne reliant Nancy, Mirecourt, Vittel et Contrexéville doit proposer quatorze allers-retours quotidiens, avec un trajet de bout en bout en 1 h 10. La fréquentation attendue est de 550 000 voyageurs par an.

Un chantier ferroviaire, des retombées industrielles locales

Derrière les 75 kilomètres de ligne à rénover, les besoins sont considérables : 150 kilomètres de rails neufs et près de 120 000 traverses en béton. Menés par TSO, filiale de NGE, les travaux concernent également les ouvrages d’art et hydrauliques, la signalisation ainsi que les gares et les haltes. Côté passages à niveau, 21 seront fermés et 43 aménagés et automatisés. La particularité du projet tient aussi à ses approvisionnements : 90 % des principaux composants de voie seront produits à moins de 200 kilomètres du tracé. Les rails viennent de chez Saarstahl Rail, à Hayange, les traverses de l’usine Sateba de Charmes, et les appareils de voie de Vossloh, à Reichshoffen. Le ballast provient de la carrière de Trapp, à Raon-l’Étape. Pour l’usine de Charmes, la commande représente une année de travail pour deux équipes. Cette proximité limite également les transports longue distance, tandis que près de 18 000 tonnes de matériaux de l’ancienne infrastructure doivent être recyclées ou valorisées.

Préparer les équipes autant que les voies

La réalisation et l’exploitation ont été confiées, dans le cadre d’une concession, à Nova 14, qui réunit NGE Concessions, Transdev et la Banque des Territoires. Jusqu’à 300 personnes seront mobilisées pendant les travaux, avec un objectif de 10 % en insertion professionnelle.

Dès 2025, une campagne menée avec France Travail et les acteurs locaux de l’emploi a porté sur 24 postes d’ouvriers polyvalents, assortis d’une formation de six semaines. La préparation de l’exploitation avance elle aussi : le recrutement de 24 conducteurs, lancé en octobre, a attiré 130 candidats. À Mirecourt, le futur site de maintenance et de remisage doit accueillir, à terme, près de 65 salariés permanents. « Les efforts d’une grande région ne doivent pas se limiter aux seuls grands pôles urbains », souligne Franck Leroy, président de la Région Grand Est. Pour les collectivités desservies, l’enjeu sera bien de transformer cet investissement ferroviaire en service du quotidien, capable de faciliter les déplacements et de renforcer l’attractivité du sud lorrain.

Danièle Licata, rédactrice en chef Zepros Territorial, décrypte enjeux publics et collectivités. Forte de 20 ans en presse économique, elle rend accessibles les sujets complexes avec passion et engagement.
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