Petites Villes De France : la colère monte face à une baisse de la DGF brutale et inattendue
L’Association des petites villes de France tire la sonnette d’alarme. Face aux baisses massives de dotation globale de fonctionnement (DGF) en 2026, les élus dénoncent une décision brutale, imprévisible et lourde de conséquences pour l’équilibre financier et l’action des territoires.
C'est une véritable rupture de confiance. Le ton est donné. Pour l’APVF, la baisse de la DGF en 2026 n’est pas un simple ajustement budgétaire, mais une alerte majeure. L’association évoque une situation « inédite depuis 2014 », qui constitue « une nouvelle rupture dans la relation de confiance entre l’État et les collectivités ».
En cause : des diminutions jugées à la fois brutales et généralisées. Près d’une commune sur deux serait concernée, avec des pertes pouvant atteindre « 20 % à 30 %, voire une quasi-extinction dans certains cas ».
Des budgets fragilisés, des projets menacés
Le problème est d’autant plus aigu que ces baisses interviennent après le vote des budgets locaux. Résultat : les équipes municipales se retrouvent face à des trous budgétaires imprévus, parfois de plusieurs centaines de milliers d’euros.
Les conséquences sont immédiates : « déséquilibre budgétaire en cours d’exercice, gel ou abandon de projets d’investissement, fragilisation des services publics de proximité ».
À plus long terme, l’inquiétude est encore plus forte. « C’est la capacité d’action même des maires qui est atteinte », alerte l’association.
Un sentiment d’injustice et de recentralisation
Au-delà des chiffres, c’est le message politique qui crispe les élus. L’APVF dénonce une « mise à contribution disproportionnée des petites villes », notamment dans les territoires industriels ou les communes jouant un rôle de centralité.
Surtout, ces décisions nourrissent « un sentiment profond d’injustice » et ravivent le spectre d’une recentralisation budgétaire, à rebours des discours sur la décentralisation et la réindustrialisation.
Les petites villes ne sont pas une variable d’ajustement
Face à cette situation, l’association appelle clairement à un changement de cap. Elle demande plus de lisibilité, la fin des ajustements en cours d’exercice et l’ouverture d’un dialogue structuré avec l’État.
Mais au fond, c’est un message politique fort qui est adressé : « Les petites villes ne sont pas une variable d’ajustement du budget de l’État. »
Pour l’APVF, l’enjeu dépasse la seule question financière. C’est l’équilibre des territoires et le quotidien de millions de Français qui sont en jeu.