Polices municipales : les villes moyennes dénoncent le report du projet de loi
L’association Villes de France regrette le report à l’automne de l’examen du projet de loi sur les polices municipales. Un texte jugé « très attendu » par les maires des villes moyennes, confrontés à une pression croissante en matière de sécurité et de tranquillité publique.
Le report passe mal auprès des élus locaux. Dans un communiqué publié le 21 mai, l’association Villes de France a exprimé son inquiétude après l’annonce du gouvernement de repousser à l’automne l’examen du projet de loi relatif « à l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres ». Le texte devait initialement être adopté avant la fin du mois de mai. Pour les élus des villes moyennes, ce report intervient alors même que les communes sont de plus en plus sollicitées sur les questions de sécurité du quotidien. « Il s’agit d’un texte pourtant très attendu par les maires, qui souhaitent voir les prérogatives de leurs polices municipales étendues et renforcées », souligne l’association.
Des maires en première ligne
À travers cette prise de position, Villes de France rappelle le rôle croissant des collectivités dans la gestion de la tranquillité publique. Dans de nombreuses communes, les polices municipales assurent désormais une présence quotidienne sur le terrain, en complément des forces de sécurité nationale. L’association, présidée par Gil Avérous, maire de Châteauroux, estime que le projet de loi répond à « une forte attente des maires des villes moyennes de France, aujourd’hui en première ligne pour assurer la police au quotidien et faire face aux enjeux de sécurité de plus en plus prégnants dans notre pays ». Parmi les évolutions attendues figurent notamment l’élargissement de certaines compétences des policiers municipaux, une clarification de leur organisation ainsi qu’un renforcement des moyens opérationnels à disposition des communes.
Une attente forte des territoires
Le sujet est devenu particulièrement sensible dans les villes moyennes, confrontées à une hausse des attentes des habitants en matière de sécurité, de présence de proximité et de lutte contre les incivilités. Beaucoup de collectivités ont déjà renforcé leurs effectifs ou élargi les horaires d’intervention de leurs agents municipaux. Pour Villes de France, le report du texte risque désormais de ralentir les adaptations attendues par les communes. L’association appelle donc le gouvernement à permettre une adoption rapide du projet de loi afin de donner davantage de visibilité aux collectivités engagées dans le renforcement de leurs dispositifs de sécurité locale.