Sécurité le soir : l’éclairage public, première attente dans les territoires

, mis à jour le 21/07/2026 à 14h53
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L'éclairage est la première cause spontanément avancée pour expliquer le sentiment d’insécurité

Plus d’un répondant sur deux déclare ne pas se sentir en sécurité lorsqu’il sort le soir dans sa ville. Selon une enquête de MonAvisCitoyen.fr menée auprès de 7 373 habitants, le manque d’éclairage public arrive largement en tête des motifs avancés. Un résultat qui replace l’aménagement et la qualité de l’espace public au cœur des politiques locales de sécurité.

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Sortir le soir dans sa commune reste une source d’inquiétude pour de nombreux habitants. Interrogés par MonAvisCitoyen.fr entre le troisième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026, 53 % des participants affirment ne pas se sentir en sécurité. Pour 24 %, la réponse dépend des quartiers ou des lieux fréquentés. Seuls 23 % disent pouvoir circuler sereinement partout dans leur ville. Réalisée en ligne auprès de 7 373 citoyens issus de 210 communes, l’enquête met en évidence d’importantes différences selon le sexe et la taille de la collectivité. Ainsi, 57 % des femmes interrogées déclarent ne pas se sentir en sécurité le soir, contre 45 % des hommes. Seulement 19 % des femmes se sentent en sécurité dans l’ensemble de leur ville, contre 31 % des hommes.

Un sentiment d’insécurité qui augmente avec la taille de la ville

L’étude révèle également une corrélation entre la population de la commune et le sentiment d’insécurité : plus la ville est grande, moins ses habitants déclarent se sentir en sécurité le soir. Les communes de moins de 10 000 habitants apparaissent ainsi plus rassurantes que les villes de plus de 200 000 habitants. Des écarts se dessinent aussi entre les régions. Le Grand Est arrive en tête des territoires où les répondants se sentent le moins en sécurité, devant la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle-Aquitaine. À l’inverse, l’Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur figurent en bas de ce classement. Au-delà des chiffres, l’enquête s’est intéressée aux raisons exprimées spontanément par près de 5 000 participants. Le climat d’agressivité ou de danger est cité dans 18 % des réponses, devant les agressions, les bagarres et les armes, évoquées dans 16 % des cas. Le manque de présence policière, comme les trafics et la consommation de drogue, recueille chacun 14 % des expressions.

L’éclairage public, un levier majeur pour les collectivités

Le principal enseignement concerne toutefois l’éclairage public. Son insuffisance est mentionnée dans 27 % des réponses, ce qui en fait la première cause spontanément avancée pour expliquer le sentiment d’insécurité. Elle devance la présence de groupes qui « traînent », « rôdent » ou occupent certains espaces, citée par 23 % des participants.À l’inverse, plusieurs thèmes très présents dans le débat public apparaissent beaucoup moins souvent dans les réponses. L’immigration est évoquée dans 6 % des témoignages, la présence de personnes sans domicile dans 4 % et le manque de vidéoprotection dans seulement 3 %.

Pour les élus locaux, ces résultats montrent que la sécurité ne se résume pas aux effectifs de police ou au déploiement de caméras. Elle passe également par la conception des espaces publics, la qualité de l’éclairage, l’entretien des rues et la présence humaine. Autant de leviers directement accessibles aux collectivités pour rendre la ville nocturne plus accueillante et rassurante.

Danièle Licata, rédactrice en chef Zepros Territorial, décrypte enjeux publics et collectivités. Forte de 20 ans en presse économique, elle rend accessibles les sujets complexes avec passion et engagement.
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