Emploi territorial : un vivier de candidats à convaincre

, mis à jour le 03/09/2026 à 15h48
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Les réticences portent d’abord sur l’image d’une administration rigide

Plus de huit Français sur dix se déclarent prêts à travailler pour leur employeur public local. Pourtant, un poste territorial sur six reste non pourvu. Une enquête nationale menée de mai à juillet 2025 auprès de 15 227 citoyens dans 3 546 communes, par Villes de France, MonAvisCitoyen.fr, Jobpublic et Fursac Anselin, révèle un potentiel mal mobilisé et invite les collectivités à mieux valoriser la proximité, le sens des missions et leurs pratiques RH.

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La fonction publique territoriale souffre-t-elle moins d’un manque d’intérêt que d’un déficit d’image ? C’est ce que suggère une enquête menée de mai à juillet 2025 auprès de 15 227 citoyens dans 3 546 communes, par Villes de France, MonAvisCitoyen.fr, Jobpublic et Fursac Anselin. Plus de huit répondants sur dix pourraient envisager de travailler pour leur collectivité. Cette disponibilité contraste avec les difficultés persistantes : selon le Panorama de l’emploi territorial 2025, un poste sur six reste vacant. Médecins, policiers municipaux, éducateurs ou gestionnaires financiers figurent parmi les métiers en tension.

La proximité, premier argument à valoriser

Contrairement aux idées reçues, le salaire n’apparaît pas comme le principal obstacle. Les réticences portent d’abord sur l’image d’une administration rigide, très hiérarchisée et parfois dépassée. Les collectivités ont modernisé leur organisation, mais leurs efforts restent insuffisamment connus. À l’inverse, travailler près de chez soi arrive en tête des motivations. Cet ancrage constitue un avantage à l’heure où les actifs recherchent un meilleur équilibre de vie, souhaitent limiter leurs déplacements et accordent davantage d’importance à l’utilité de leur métier.

L’attractivité varie selon les territoires. Béziers, Reims, Nîmes ou Perpignan obtiennent des résultats favorables, tandis que Clermont-Ferrand, Grenoble, Annecy ou Nancy rencontrent davantage de difficultés. L’image de la collectivité et la manière de présenter les emplois jouent donc un rôle déterminant.

Transformer l’intérêt en candidatures

Les annonces doivent rendre les métiers plus compréhensibles, préciser leurs missions, leurs possibilités d’évolution et leur impact sur la vie quotidienne. La communication ne peut plus se limiter au statut ou à une succession de compétences techniques. Cette mobilisation intervient alors que la fonction publique demeure un important bassin d’emploi. En 2024, 347 200 postes publics ont été proposés au recrutement et les effectifs ont progressé de 0,6 %, pour atteindre 5,9 millions d’agents. Pourtant, de nombreux citoyens ignorent que ces emplois leur sont accessibles près de chez eux.

La deuxième édition des Attractives, Grand Prix national de l’attractivité de l’emploi public porté par Jobpublic et Indeed, entend diffuser les pratiques efficaces. Les candidatures sont gratuites et ouvertes à tous les employeurs publics. Quatorze catégories récompenseront les collectivités mais aussi, pour la première fois, les établissements hospitaliers et les agences de l’État. La cérémonie se tiendra le 25 novembre à Paris.

Danièle Licata, rédactrice en chef Zepros Territorial, décrypte enjeux publics et collectivités. Forte de 20 ans en presse économique, elle rend accessibles les sujets complexes avec passion et engagement.
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