Alliances des territoires
Jean-Luc Moudenc a demandé plus d’autonomie fiscale pour les collectivités mais aussi « un Etat plus facilitateur que prescripteur ». Des principes jugés particulièrement utiles dans des domaines comme la transition énergétique, la santé, le logement ou la sécurité. Par ailleurs, France urbaine appelle à nouveau à « sortir des clivages instrumentalisés entre des espaces qui seraient urbains et d’autres ruraux » et préfère plaider pour « des alliances des territoires ». Parmi les nombreuses propositions faites par l’association, elle pense que celles relatives à la réforme de la fiscalité locale ont trouvé un écho favorable auprès du chef de l’Etat. Et de citer, d’une part, la descente du foncier bâti départemental aux communes et EPCI par souci de préserver l’action du « maire/président bâtisseur », et d’autre part, le partage de la cotisation sur la valeur ajoutée entre les régions et les intercommunalités compte-tenu de l’exercice de la compétence économique qu’elles exercent conjointement. Face à cette double revendication, Emmanuel Macron a jugé « très sain » de faire coïncider la nature des compétences exercées avec la nature des impôts perçus. « Il a trouvé cela très logique et très intéressant », assure le président Jean-Luc Moudenc. Toujours au chapitre financier, les élus de France urbaine ont insisté sur la nécessité d’améliorer les contrats dits de Cahors : « L’Etat ne peut pas nous demander de maîtriser notre fonctionnement, ce que nous faisons, tout en nous demandant d’imputer sur nos dépenses des crédits issus des budgets des ministères qu’il nous faudrait en plus abonder ! »