« Des ressources crédibles et pérennes »
Un des apports importants du Sénat consiste à prévoir « des ressources crédibles, pérennes et transparentes pour financer les infrastructures de transport », en fléchant une part fixe de la TICPE vers l’Afitf (Agence de financement des infrastructures de transport). Concrètement, le texte prévoit pour les infrastructures de transport une enveloppe d’investissements de 13,4 Md€ pour la période 2018-2022 et de 14,3 Md€ pour 2023-2027. Ces fonds seront notamment consacrés à l’entretien et la modernisation des réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux mais aussi au désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux.Hervé Maurey, président de la commission de l’aménagement du territoire du Sénat, a menacé de ne plus soutenir le projet de loi s’il « devait finalement ne pas comporter de volet financier sérieux et ne pas prévoir d’aides concrètes allouées aux EPCI pour qu’ils exercent la compétence sur les mobilités ». Le texte leur accorde, en effet, les moyens de couvrir les zones blanches via une extension du versement mobilité (VM), l’attribution d’une partie du produit de la TICPE et un fléchage des certificats d’énergie vers la mobilité propre. En pratique, il est instauré le VM par les CC à un taux minoré (0,3%), et cela même en l’absence d’un service régulier de transport régulier. Compte tenu de son faible rendement, les sénateurs ont voté l’attribution d’une partie du produit de la TICPE au financement des services de mobilité dans les territoires ruraux dont les ressources sont insuffisantes.