Rénovation des contrats de villes d’ici l’été

Philippe Pottiée-Sperry
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Une circulaire du Premier ministre aux préfets, datée du 22 janvier 2019, fixe dans le détail la feuille de route de l’Etat en matière de cohésion urbaine.

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Elle rappelle que cette feuille de route, déclinée en cinq programmes (sécurité, éducation, emploi, logement, lien social) et 40 mesures, avait été adoptée en conseil des ministres le 18 juillet 2018 dans le but de concrétiser la « mobilisation nationale pour les habitants des quartiers ».

Déclinaison territoriale de 40 mesures

Edouard Philippe indique que 26 mesures sur les 40 sont à ce jour atteintes ou en cours de déploiement (cf. annexe 3 de la circulaire). « L'année 2019 doit être celle de la déclinaison territoriale des mesures dans les contrats de ville et de l'accélération de leur déploiement », affirme-t-il. Et de citer la hausse de 20% des crédits spécifiques à la politique de la ville, contenu dans la loi de finances pour 2019.Pour les mesures déjà en place, il s’agit notamment d’une partie des conventions ANRU, en cours de signature, ou de la mise en œuvre du dédoublement de classes de CP. Depuis la rentrée 2018-2019, près de 190 000 élèves de CP et de CE l des écoles REP et REP+ étudient dans des classes dédoublées dont les effectifs sont proches de douze élèves.La circulaire évoque aussi le déploiement en cours d’autres programmes nationaux (copropriétés dégradées, emplois francs…) et rappelle les objectifs du Pacte de Dijon, proposé par l’AdCF et France urbaine, et signé par le Premier ministre et les présidents des deux associations, en juillet 2018.

Une synthèse envoyée d’ici le 15 mars

Dans la circulaire, le Premier ministre demande aux préfets que les 40 mesures soient déclinées dans les contrats de villes, prolongés jusqu’en 2022, à l’occasion de leurs revoyures qui doivent se faire d’ici l’été prochain. Les préfets doivent adresser aux ministres concernés, d’ici le 15 mars, une synthèse de cinq pages sur les démarches engagées. Il leur est également demandé d’organiser une mobilisation interministérielle, chaque ministère devant fixer des indicateurs précis propres à chaque politique publique.
Philippe Pottiée-Sperry
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