
3 Minutes / 3 Questions dans les conditions du Direct avec Marie-Cécile Rivière, présidente de l’Association des Maires Ruraux de l’Ariège (AMR09) et adjointe de la commune de Serres-sur-Arget (09)

Zepros Territorial vous emmène chaque semaine avec France Climat à la rencontre d’un élu de France. Un format direct, rapide et percutant pour découvrir les défis, réussites et visions d’hommes et de femmes engagés. Invitée cette semaine, Marie-Cécile Rivière, présidente de l’Association des Maires Ruraux de l’Ariège (AMR09) et adjointe au maire de la commune de Serres-sur-Arget (09). En 3 minutes chrono, elle partage ses projets marquants, ses petites frustrations et ses grandes ambitions pour sa commune. Un échange sans détour, à ne pas manquer !
De quel projet mené à terme êtes-vous la plus fière ?
Dans notre commune de 820 habitants, le projet qui me remplit de fierté est sans aucun doute celui de la redynamisation de l’école. Nous étions confrontés à une situation préoccupante : des familles partaient, des classes étaient sur le point de fermer. Nous avons alors décidé de passer à l’action en recrutant, en formant du personnel et en mettant en place un projet éducatif de territoire de qualité. Ce projet, pensé comme un véritable partenariat vivant autour des questions éducatives, s’inscrit tant dans la vie de la commune que dans celle de notre communauté d’agglomération. Grâce à ces actions, nous assistons à une augmentation des effectifs scolaires, ce qui permettra l’ouverture d’une nouvelle classe dès septembre. Au-delà de l’aspect purement scolaire, cette initiative rend notre commune plus attractive et favorise l’émergence de partenariats enrichissants, notamment à travers diverses collaborations. Je tiens également à saluer l’apport du réseau « Territoire Éducatif 09 » qui, en rassemblant l’ensemble des partenaires de l’éducation – institutions, fédérations d’éducation populaire, coordinateurs de politique éducative et élus –, constitue une ressource unique en France. »
Y a-t-il un projet abouti qui vous laisse néanmoins un léger goût d’inachevé ?
Je pense immédiatement à notre démarche de participation citoyenne. Dès le début de mon mandat, nous avions la volonté d’impliquer davantage les habitants dans la construction des projets et dans la prise de décision. Certes, nous avons organisé plusieurs activités ponctuelles qui ont permis une participation citoyenne, mais le véritable travail de codécision et d’implication sur le long terme reste à consolider. Ce qui apparaît clairement, c’est que la réussite de cette démarche repose avant tout sur la gouvernance du Conseil municipal. Il ne suffit pas que quelques élus soient convaincus des bienfaits de la participation ; l’ensemble du Conseil doit adhérer à cette vision. Consciente de cet enjeu, je travaille en collaboration avec divers collectifs – notamment avec le PETR (Pôle d'Équilibre Territorial et Rural) de l’Ariège – à ouvrir le Conseil municipal à plus de transparence et d’échanges. À ce titre, nous avons mis en place "l’Agora Native", un espace réunissant citoyens et élus désireux de repenser ensemble la gouvernance municipale.
Lequel de vos projets pourrait marquer l’histoire de votre mandat
Je citerai la création de l’Association des Maires Ruraux, l’AMR09. L’objectif était d’élargir le champ des expériences que nous pouvons mener au sein du Conseil municipal et de renforcer la voix des communes rurales dans un contexte où elles font souvent partie de structures intercommunales aux compétences très définies. Grâce à cette association, nous avons pu engager des partenariats stratégiques avec les communautés de communes, les départements et d’autres interlocuteurs institutionnels. Parmi les initiatives portées par l’AMR09, plusieurs projets me tiennent particulièrement à cœur. Par exemple, dans le cadre de la transition écologique, nous avons lancé des actions sur le réemploi des objets et la réduction des déchets en mobilisant des acteurs locaux tels que le réseau des Ressources Solidaires, le PNR (Parcs Naturels régionaux) et d’autres associations.
Sur le plan culturel, bien que la culture soit une compétence partagée, il est évident que dans notre territoire, les offres culturelles se développent moins que les activités sportives. Consciente de l’importance de l’accès à la culture, nous avons mobilisé divers partenaires – l’Éducation nationale, les départements, la DRAC (Direction régionale des Affaires Culturelles), ainsi qu’une structure nationale appelée l’UFISC (l’Union fédérale d’Intervention des Structures Culturelles et l’OCCE (L'Office Central de la Coopération à l'Ecole), afin d’organiser une journée de rencontres autour de l’éducation artistique et naturelle en Ariège. Cet événement, qui a rassemblé une centaine de personnes venues de toute l’Occitanie, a démontré l’efficacité de la synergie entre acteurs locaux et nationaux.
Sur le même sujet





