L'attachement pour les petites villes ne se dément pas
Les Français n'ont jamais autant plébiscité les petites villes. Selon le 5ᵉ baromètre Ipsos réalisé pour l'ANCT, l'Association des petites villes de France (APVF) et la Banque des Territoires, 91 % d'entre eux en ont aujourd'hui une bonne opinion et près de deux sur trois pourraient envisager d'y vivre. Un signal encourageant pour les élus, mais qui s'accompagne d'attentes fortes en matière de santé, de commerces et de services publics.
Longtemps perçues comme des territoires en retrait, les petites villes séduisent de plus en plus les Français. L'image positive qu'ils en ont atteint un niveau record : 91 % des personnes interrogées déclarent en avoir une bonne opinion, soit cinq points de plus qu'en 2025. Qualité de vie, proximité avec la nature, liens sociaux plus forts ou rythme de vie plus apaisé expliquent cet engouement. Mieux encore, 62 % des Français affirment qu'ils pourraient s'y installer dans les prochaines années, une tendance particulièrement marquée chez les moins de 35 ans et les ouvriers. Cette attractivité constitue une véritable opportunité pour les collectivités engagées dans la revitalisation de leur centre-ville. Depuis 2020, le programme Petites Villes de Demain accompagne déjà 1 646 communes dans leurs projets d'aménagement, de développement économique et d'amélioration du cadre de vie. Sa prolongation à partir de 2027 a d'ailleurs été confirmée par le Gouvernement.
Des attentes fortes pour le nouveau mandat
Si les Français apprécient les petites villes, ils n'en ignorent pas pour autant les fragilités. Les habitants placent l'accès aux soins en tête des priorités du nouveau mandat municipal (33 %), devant la lutte contre l'insécurité et les incivilités (30 %) ainsi que le maintien des commerces de proximité (28 %). Les difficultés de mobilité, le manque de services publics et les opportunités d'emploi figurent également parmi les principaux freins à l'installation.
Pour les collectivités, le message est clair : l'attractivité ne repose plus seulement sur la qualité du cadre de vie. Elle dépend désormais de la capacité à maintenir des services essentiels, à renforcer les centralités et à accompagner les transitions écologique, démographique et économique. Le baromètre confirme ainsi que les petites villes disposent d'un véritable capital de confiance, à condition de poursuivre les investissements engagés et de répondre aux attentes très concrètes des habitants.