À la rentrée, les Français veulent remettre l’école au premier rang
Alors que les élèves retrouvent les salles de classe, l’éducation s’invite déjà dans l’agenda de 2027. Selon une étude Ifop pour Excellence Ruralités, 88 % des Français en font une priorité du prochain quinquennat, mais près d’un sur deux doute désormais de l’égalité des chances.
La cloche de la rentrée n’a pas dissipé les inquiétudes. À l’approche de la présidentielle, 88 % des Français souhaitent que l’éducation figure parmi les priorités du prochain chef de l’État. Cette attente dépasse 90 % chez les plus de 50 ans et les cadres supérieurs. Pourtant, trois Français sur quatre estiment que l’école n’occupe pas une place suffisante dans le débat public. Ce sentiment atteint 84 % chez les 65 ans et plus, mais concerne aussi 62 % des moins de 35 ans.
L’égalité des chances ne convainc plus
Seuls 52 % des sondés pensent encore que l’école peut garantir l’égalité des chances et à peine 11 % en sont pleinement convaincus. À l’inverse, 47 % jugent qu’elle ne remplit plus cette mission. Les causes divisent. La baisse du niveau arrive en tête, citée par 43 % des Français, devant le manque de moyens et le manque de soutien aux enseignants face aux élèves perturbateurs, tous deux à 42 %. Les seniors pointent surtout le recul de l’autorité, tandis que les sympathisants de gauche insistent sur les moyens.
Les territoires ruraux réclament leur part
Pour redresser l’école, 48 % des Français veulent recentrer le primaire sur les savoirs fondamentaux et 47 % réduire les effectifs par classe. L’étude révèle aussi une forte attente territoriale : 76 % souhaitent que les moyens de l’éducation prioritaire ne soient plus concentrés sur les seuls quartiers de la politique de la ville. Ils demandent une attribution fondée sur les difficultés scolaires, afin d’intégrer les établissements des bourgs et territoires ruraux aujourd’hui moins bien couverts. L’enquête a été menée fin juillet auprès de 1 000 adultes.