Un nouvel acte de décentralisation
Par ailleurs, le nouvel acte de décentralisation, annoncé le 25 avril par le président de la République, visera à achever les transferts de compétence déjà entamés, en supprimant les doublons, et à examiner de nouveaux transferts dans les domaines du logement, des transports ou de la transition écologique. En charge de ce vaste chantier, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, doit recevoir d’ici juillet toutes les associations d’élus locaux, d’abord séparément puis toutes ensembles, en associant également les parlementaires. A partir de septembre, dans chaque région, le dialogue se poursuivra localement, a précisé le Premier ministre. Et d’ajouter : « Chaque préfet de région en sera le garant, dans le cadre des conférences territoriales de l’action publique, qui réunissent tous les élus. L’Etat fixera un cadre, mais dans chaque région, nous ouvrirons la voie à la différenciation, pour définir avec chaque territoire une réponse adaptée, sur mesure, dans le cadre d’un droit clair, mais adaptable ». A l’appui, il cite les exemples de la Bretagne, des deux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin qui formeront bientôt la « collectivité européenne d’Alsace » ou encore de la Guyane, de Mayotte ou de La Réunion pour la compétence « RSA ».Certaines des évolutions émergeant des consultations locales pourront être mises en œuvre à droit constant. D’autres nécessiteront d’adapter la loi et viendront donc nourrir un projet de loi « décentralisation et différenciation » « que Jacqueline Gourault présentera à la fin du premier semestre 2020 », a indiqué Edouard Philippe