Accès aux soins : près d’un Français sur deux a déjà renoncé à consulter un médecin
Difficultés à obtenir un rendez-vous, absence de médecin traitant, délais trop longs… Selon le baromètre 2026 de Livi, 45 % des Français ont déjà renoncé ou reporté une consultation médicale alors qu’ils en avaient besoin. Une situation qui alimente le recours à la téléconsultation, désormais perçue comme un complément durable à l’offre de soins.
L’accès aux soins demeure une préoccupation majeure pour les Français. D’après le baromètre 2026 publié par Livi, 45 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà renoncé ou repoussé une consultation médicale malgré un besoin identifié. Une proportion qui atteint 68 % chez les moins de 35 ans et 62 % chez les personnes ne disposant pas de médecin traitant. Si plus d’un Français sur deux affirme avoir obtenu une prise en charge en moins de trois jours lors de son dernier besoin médical, 21 % disent avoir attendu plus d’une semaine ou n’avoir jamais obtenu de rendez-vous.
Les conséquences de ce renoncement sont loin d’être anodines. Parmi les personnes concernées, 46 % indiquent que leurs symptômes se sont prolongés ou aggravés, 45 % évoquent du stress ou de l’anxiété et 22 % ont dû s’absenter de leur travail ou de leurs études. Plus préoccupant encore, 14 % déclarent s’être tournés vers les urgences faute d’alternative.
Téléconsultation : une pratique désormais installée
Face à ces difficultés, les Français multiplient les solutions alternatives. Plus de la moitié d’entre eux se renseignent désormais via des moteurs de recherche ou des sites spécialisés lorsqu’ils recherchent un avis médical, tandis que 40 % se disent prêts à utiliser des outils d’intelligence artificielle. Dans ce contexte, la téléconsultation poursuit son ancrage dans les usages. Aujourd’hui, 72 % des Français se disent prêts à consulter un médecin généraliste à distance, contre 67 % en 2020. Un tiers y a déjà eu recours au cours des douze derniers mois.
Pour 84 % des répondants, la téléconsultation contribue à désengorger les services d’urgence. Un quart des utilisateurs affirment même qu’elle a constitué le seul moyen d’éviter un renoncement aux soins. Si l’absence d’examen physique reste la principale limite identifiée, neuf Français sur dix déclarent se sentir rassurés à l’issue d’une téléconsultation.
Alors que les tensions sur l’accès aux soins continuent de peser sur de nombreux territoires, notamment ruraux et périurbains, ces résultats illustrent la place croissante du numérique dans le parcours de santé des Français, sans pour autant remplacer la médecine de proximité.