Municipales 2026 : et si la vitalité des territoires passait d’abord par les familles ?

, mis à jour le 03/03/2026 à 12h18
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Pour l’ADMR, la politique familiale locale n’est plus un plus social : c’est un levier stratégique de développement.

À l’approche des élections municipales, l’ADMR publie un plaidoyer appelant les futurs maires à faire des politiques familiales le socle du dynamisme local. Petite enfance, soutien à la parentalité, accueil de loisirs : pour le premier réseau associatif d’aide à domicile, l’attractivité des communes se joue d’abord auprès des familles.

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Dans son plaidoyer pour les municipales 2026, l’ADMR — premier réseau national associatif de services à la personne — alerte : la vitalité des territoires, notamment ruraux, dépend directement de leur capacité à soutenir les familles. Face à la baisse continue de la natalité, particulièrement marquée en milieu rural (–9 % dans le rural périurbain entre 2022 et 2023 selon l’Insee), le message est clair : moins de naissances aujourd’hui, ce sont demain des écoles fragilisées, des services publics menacés et une attractivité en recul. Car pour l’Association, la politique familiale locale n’est plus un plus social : c’est un levier stratégique de développement.

Petite enfance : sortir des déserts de services

Premier constat posé par le plaidoyer : l’accès aux services pour les jeunes enfants reste profondément inégal selon les territoires. Un quart des communes ne dispose d’aucune solution d’accueil pour les jeunes enfants, tandis qu’un autre quart bénéficie d’un taux de couverture supérieur à 75 %. En milieu rural, l’accueil repose majoritairement sur les assistantes maternelles (28 % des moins de 3 ans), contre seulement 9 % en crèche collective. Dans un contexte de départs massifs à la retraite, l’équilibre devient fragile.
L’ADMR appelle donc les futurs maires à garantir une offre minimale sur chaque bassin de vie, à sécuriser financièrement les structures existantes, à privilégier des modèles associatifs non lucratifs et à éviter une dépendance excessive aux micro-crèches, dont le reste à charge peut atteindre 615 € par mois pour une famille à deux Smic 
Derrière ces chiffres, un enjeu politique majeur : choisir entre une logique de marché et une logique d’intérêt général.
 

Danièle Licata, rédactrice en chef Zepros Territorial, décrypte enjeux publics et collectivités. Forte de 20 ans en presse économique, elle rend accessibles les sujets complexes avec passion et engagement.
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