Dans sa lettre à tous les Français, Emmanuel Macron a voulu cadrer le grand débat via une trentaine de questions. Tout en affirmant que « ce n’est ni une élection, ni un référendum », le président de la République indique que « ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions ». Structuré autour de quatre grands thèmes annoncés depuis mi-décembre (transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l’Etat et des services publics), les questions ouvrent la porte à de très nombreux sujets dont plusieurs concernent directement l’organisation des collectivités ou un éventuel renforcement de la décentralisation.
« Un rôle essentiel » pour les mairesS’agissant de l’organisation du débat, Emmanuel Macron précise : « Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens. » Sévère, le président du Sénat, Gérard Larcher, a estimé que « les maires ne seront ni les greffiers, ni les petits télégraphistes de l’Etat ». Avec des positions différentes, les différentes associations d’élus s’accordent pour dire que les maires ne doivent pas être les organisateurs des débats mais des « facilitateurs ». Les résultats des cahiers de doléances, initiative lancée par l’AMRF début décembre (environ 5000 mairies ont ouvert leurs portes), ont contribué à structurer les débats. D’autres associations d’élus locaux se sont invitées au débat, notamment pour formuler leurs propres propositions (lire l’article ci-dessous).