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IA : le cloud souverain s’impose dans les esprits des agents publics

, mis à jour le 22/09/2026 à 16h17
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Pour 59 % des agents publics interrogés, le cloud souverain apparaît désormais comme l’environnement privilégié pour héberger les applications d’intelligence artificielle générative

Selon le Baromètre « Souveraineté numérique et secteur public », réalisé par l’Ifop pour Numspot en partenariat avec Acteurs Publics, 59 % des agents publics privilégieraient désormais un cloud souverain pour héberger les applications d’IA générative. Une progression de 21 points en un an.

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En un an, le bond est spectaculaire. Alors qu’ils n’étaient que 38 % en 2025, 59 % des agents publics interrogés déclarent aujourd’hui qu’ils privilégieraient un cloud souverain pour héberger les applications d’intelligence artificielle générative, dans le cadre d’une stratégie de cloud public ou hybride. L’adoption de l’IA s’accélère, mais elle s’accompagne manifestement d’une vigilance accrue sur la localisation des données, la sécurité et la dépendance à l’égard des fournisseurs technologiques. C'est ce que révèle la deuxième édition du Baromètre « Souveraineté numérique et secteur public », réalisée par l’Ifop pour Numspot, en partenariat avec Acteurs Publics. Elle montre que la souveraineté numérique n’est plus seulement un principe général : elle devient un critère concret dans les décisions d’hébergement.

L’intelligence artificielle entre dans les usages

L’IA figure désormais pleinement dans les feuilles de route numériques des organisations publiques. Plus d’un répondant sur deux, soit 52 %, considère l’accélération de son usage comme une priorité, contre 47 % un an auparavant. Surtout, les expérimentations ont déjà laissé place aux premiers déploiements : 63 % des agents interrogés indiquent que leur organisation a installé un ou plusieurs outils d’intelligence artificielle. Parmi ceux qui travaillent dans une structure déjà équipée, 46 % mentionnent un hébergement dans un cloud public souverain.

Le mouvement devrait se poursuivre rapidement. Quelque 18 % des répondants envisagent de mettre en place des solutions d’IA souveraines dans les six prochains mois et 51 % dans un délai compris entre six mois et deux ans. L’enjeu ne porte donc plus uniquement sur l’opportunité d’utiliser l’intelligence artificielle, mais sur les garanties offertes par son environnement technique.

La confiance, condition du passage à l’échelle

Pour les administrations, les données traitées par les outils d’IA peuvent concerner aussi bien les agents que les usagers ou le fonctionnement des services publics. Leur hébergement soulève donc des questions de confidentialité, de maîtrise des accès et de continuité d’activité. « L’IA ouvre des perspectives majeures pour moderniser les services publics, mais son adoption ne pourra être durable que si elle repose sur un cadre de confiance clair », souligne Éric Haddad, CEO de Numspot. Selon lui, les organisations publiques doivent s’interroger non seulement sur les outils à déployer, mais également sur « les données, l’hébergement et la maîtrise des dépendances technologiques ».

Le baromètre repose sur une enquête menée en ligne du 17 mars au 11 juin 2026 auprès de 195 agents de la fonction publique, issus d’un fichier de contacts fourni par Acteurs Publics. La comparaison avec 2025 doit toutefois être interprétée avec prudence : la première édition avait interrogé 257 agents du numérique et de l’innovation ainsi que des décideurs publics. Une différence d’échantillon qui ne remet pas en cause la tendance observée, mais invite à en mesurer précisément la portée.

Danièle Licata, rédactrice en chef Zepros Territorial, décrypte enjeux publics et collectivités. Forte de 20 ans en presse économique, elle rend accessibles les sujets complexes avec passion et engagement.
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