Transférer la compétence aux EPCI ou aux départements
Au-delà, il préconise de préparer le transfert de la compétence « habitabilité » aux EPCI de plus de 100 000 habitants disposant d’un PLH qui sont, selon lui, les « chefs de file naturels de la lutte pour la garantie de l’habitabilité ». Ils signeraient avec l’Etat une convention leur déléguant la compétence pour l’attribution des aides à la pierre, la réhabilitation et la démolition des logements sociaux, la création de places d’hébergement et l’amélioration de l’habitat privé. L’Etat n’interviendrait qu’en cas de défaillance de la collectivité. Le PLH deviendrait le document de programmation de l’action sur la prévention et sur l’habitabilité et pour identifier les secteurs prioritaires. Le rapport propose le seuil de 100 000 habitants pour confier aux EPCI la compétence « habitabilité ». Dans les autres cas, elle serait du ressort du département, sauf si des EPCI plus petits ou des communes souhaitent conserver cette compétence. Tout cela devrait passer par de nouveaux moyens humains (en nombre et compétence) pour assurer l’instruction des dossiers (avec une expertise nationale et régionale en appui), notamment pour prévenir le contentieux. Par ailleurs, le député plaide pour sortir de l’hygiénisme et de l’approche sectorielle pour basculer de l’indignité vers l’habitabilité. Cela passerait notamment par la création d’un référentiel national unique sur les normes minimales d’habitabilité (santé, sécurité, confort).