Le JobiTruck roule vers les oubliés de l’emploi
Quand les habitants ne poussent plus la porte des structures d’accompagnement, Jobissim vient directement à leur rencontre. Avec son JobiTruck, l’entreprise transforme les résidences sociales en points d’accès mobiles à l’emploi, à la formation et aux droits.
Ils ne viennent plus vers l’emploi ? L’emploi ira jusqu’à eux. C’est le principe, simple mais concret, du JobiTruck déployé par Jobissim au pied des résidences. L’objectif est de renouer le contact avec des habitants qui échappent aux dispositifs traditionnels ou ne savent plus vers quel interlocuteur se tourner. Selon les données recueillies par Jobissim lors de ses interventions, entre 20 et 30 % des personnes rencontrées ne seraient suivies ni par France Travail ni par une mission locale ou une structure d’insertion. Une personne sur deux ne bénéficierait plus d’accompagnement vers l’emploi depuis plus d’un an, tandis que 55 % n’auraient pas encore défini de projet professionnel.
Derrière l’éloignement de l’emploi se cachent souvent d’autres obstacles : absence de véhicule, difficultés de garde d’enfant, logement, non-recours aux droits ou perte de confiance. Le JobiTruck entend donc dépasser la seule recherche d’un poste pour établir un diagnostic plus large de chaque situation.
Du CV vidéo à la réalité virtuelle
À bord du véhicule, les habitants peuvent réaliser un CV vidéo ou numérique avec l’aide de l’intelligence artificielle, préparer un entretien d’embauche, découvrir des métiers grâce à la réalité virtuelle ou candidater directement auprès d’employeurs locaux. Les équipes les orientent également vers les aides disponibles sur le territoire.
Pour les bailleurs, le dispositif se veut simple à mettre en œuvre. Après avoir ciblé les résidences prioritaires, Jobissim contacte les locataires, organise la venue du camion et assure l’accompagnement sur place. Un suivi est ensuite réalisé trente jours plus tard afin de mesurer les rendez-vous obtenus, les freins levés et les parcours engagés.
Des résultats suivis à trente jours
Jobissim revendique un taux de présence de 80 % parmi les habitants contactés. En moyenne, 30 % des locataires rencontrés auraient repris un emploi, intégré une formation ou engagé un parcours d’insertion dans le mois suivant l’intervention.
L’action peut notamment être financée dans le cadre de l’abattement de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB). Signataire de la charte nationale Talents de France, Jobissim veut ainsi faire des résidences de véritables portes d’entrée vers l’insertion. Une manière de remettre de la proximité là où les dispositifs classiques peinent parfois à recréer du lien.