Fortes dégradations dans les grandes villes
Sur les premiers débats locaux, les représentants d’associations de collectivités ont souligné la faible présence des questions institutionnelles locales. Certains ont estimé que le sentiment d’éloignement ressenti découle des réformes territoriales récentes. Denis Badré, vice-président de l’EPT Grand Paris Seine Ouest, qui représentait France urbaine, a souligné la forte préoccupation des maires des grandes villes les plus touchées par les dégradations et les blocages qui accompagnent les manifestations organisées chaque samedi. L'impact sur les contribuables locaux (dégradations de biens publics, mobilisation des services de la ville et des forces de l'ordre, ...) et sur les commerces (dégradations, pertes de recettes, pertes d'emplois, ...) se chiffrent en millions d'euros dans nombre de grandes villes déplore France urbaine. Elle a demandé à ce sujet une rencontre avec le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui est prévue le 13 février Le gouvernement a déjà indiqué que le Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (FISAC) pourrait être sollicité mais sans préciser les modalités.Représentant Régions de France, Jean Rottner, président de la région Grand Est, a appelé à un nouvel acte de décentralisation à prévoir à l’issue des débats, à ne pas confondre selon lui avec les projets de déconcentration des services de l’Etat. Et de plaider pour la clarification des responsabilités de chacun et pour ne pas revenir sur les acquis de la dévolution de compétences pleines et entières aux collectivités.