« Des calculs simplistes et fantaisistes »
« Les mesures les plus nombreuses ne relèvent pas de la loi, mais de l’organisation interne, explique Philippe Laurent. Je m’étonne par exemple que les députés proposent des amendements législatifs pour faire en sorte que tous les fonctionnaires d’Etat soient effectivement aux 1607 heures : cela relève pourtant de simples actes de gestion, que visiblement les hauts fonctionnaires de l’Etat, si prompts à critiquer les collectivités locales, n’ont pas été capables d’accomplir ». Il regrette donc que « le débat soit à nouveau mal posé, et trop politisé : le temps de travail est l’un des éléments de l’organisation du travail, et pas le seul. Qui plus est, les calculs simplistes sur les économies de postes possibles sont fantaisistes car il ne tient aucun compte de la grande diversité des postes ». En revanche, Philippe Laurent constate que de nombreuses collectivités, qui appliquaient en toute légalité un régime inférieur à 1607 heures, se sont engagées dans des négociations locales pour revenir progressivement à la norme. « J’y vois la confirmation du sens des responsabilités des exécutifs locaux », conclut le président du CSFPT.